Depuis les années 2000, le modèle était simple et redoutablement efficace : nous naviguions dans un océan d’informations et de contenus pour finaliser une action (acheter, réserver, lire). Demain, cette mécanique devient moins centrale. Dans la décennie qui s’ouvre, nous interagirons de plus en plus avec le Web au travers d’agents IA personnels.
Ces doubles numériques, extensions de nous-mêmes, ne se contentent pas de répondre : ils synthétisent, priorisent et commencent à exécuter. Ils comprennent nos intentions, dialoguent avec des services tiers, remplissent des formulaires, comparent des options, déclenchent des transactions.
Le triptyque « rechercher, choisir, agir » est remplacé par une chaîne automatisée où l’humain formule une intention et où la machine opère. C’est la promesse d’un monde « zéro-clic », où la navigation recule au profit de la résolution. Selon Bain, la généralisation des réponses générées par IA et du “zéro-clic” réduit déjà le trafic organique vers les sites de 15 % à 25 %.